Le 2 novembre 2010 s’est tenue une assemblée générale au sein de l’Université Jean Monnet afin de décider au nom de la majorité, si la grève étudiante est reconduite et pis encore, si le blocage de leur Université est renouvelé. Cette journée-là aura été probablement marquée par le sceau du scandale et de l’indignation collective.
« Une majorité d’étudiants a voté en faveur du blocage et de la grève », la nouvelle a fait l’effet d’une bombe ; dans la même soirée on peut entendre sur les radios locales « les étudiants de l’Université Jean Monnet o
nt décidé de reconduire la grève et le blocage à la majorité ». Mais de quelle majorité parle-t-on ? L’amphi J01, le lieu où se retrouve un échantillon d’étudiants (300 rassemblés pour environ 6 000 étudiants sur le site Tréfilerie) a été le spectacle de l’abject. D’une part, les étudiants en faveur de la grève ne furent pas comptés, étant prétendument majoritaires. D’autre part, alors que tout regard objectif et extérieur aurait pu admettre de manière probante que lors du vote sur le blocage, le nombre d’étudiants défavorables était supérieur à celui des abstentionnistes et des pro-blocages, les modes de comptage syndicales se reproduisant sur ce groupuscule d’étudiants, 60 voix imaginaires départagèrent les étudiants bloqueurs des étudiants non bloqueurs, au plus grand désarroi de la majorité présente dans l’amphithéâtre.
En outre l’assemblée générale dans les caractéristiques qu’on lui connaît, a été une fois de plus dictatoriale en ce qu’elle sélectionne les étudiants qui peuvent s’exprimer lors des débats et bloque les entrées aux personnes souhaitant rentrer au bout d’une demie heure de commencement pour ne pas sentir le vent tourner en sa défaveur par une arrivée massive d’étudiants qui ne viendraient à la dernière minute que pour voter contre ses intérêts.
L’ensemble s’est terminé dans un vacarme et un chaos ahurissa
nt, laissant à l’Université, la place de la démagogie, de la désinformation, du lavage de cerveaux et des accusations mensongères et fallacieuses. A l’heure où toutes formes de manifestations s’amenuisent, les votes en faveur de la reprise du travail se multipliant, certains étudiants-voyous de l’Université de Saint-Etienne continuent le « mouvement contre la réforme des retraites ».
Les jeunes populaires de la Loire et plus particulièrement ceux de l’UMP Campus Loire au-delà de soutenir le gouvernement de Fillon dans son action, dénoncent vivement ce dont ils ont été les témoins aujourd’hui comme étant inadmissible, intolérable et lamentable.
Florent Thollot
Référent UMP Campus Loire
